Coup de gueule

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Par ce qu’il y en a MARRE, que l’on se fasse SANS CESSE remettre en question, qu’on nous dise de nous calmer par ce qu’on explique, qu’on ai tort quoi que l’on fasse, qu’on soit qualifées de sectaires, d’hystériques, de harpies, de folles, de sales féministes, de féminazies, de régime totalitaire.

 

On me dit que des féministes se sont glissées sur la place… ?

Vous pouvez rester…

Le sketch s’arrête là.

Si j’osais filer le pastiche desprogiens, je vous dirais qu’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui, et que là justement, je n’ai plus envie de rire avec vous. Du tout.

Le spectacle grotesque de vos incohérences politiques acculant à la désertion des camarades par dizaines me cisaille les zygomatiques, voyez-vous.

Quand je vois des mecs prendre la parole en AG se gargarisant de leur propre progressisme en exhortant au respect des « droits de l’Homme » tout en rechignant à utiliser l’expression « droits humains », pourtant adoptée par la plupart des pays du globe depuis belle lurette, je pouffe à peine.

Quand un mec de la coordination me coupe la parole pour m’expliquer doctement que notre rôle est avant tout de faire de la PE-DA-GO-GIE, je ne trouve ça qu’à moitié désopilant. Je n’ai pas envie de rire, parce qu’en tant que prof et membre fondatrice d’une compagnie de théâtre d’éducation populaire, je suis bien placée pour savoir que la pédagogie, c’est du travail, c’est un métier, que j’ai certes choisi et que j’aime, mais qui n’en est pas moins éreintant, saturé d’heures supp’ invisibles et non-rémunérées. Vos injonctions à la pédagogie reviennent à nous refuser le droit légitime de prendre des RTT ou ne serait-ce même que des fucking pauses, à nous qui nous cognons déjà des doubles voire des triples journées de travail, vous savez, ce fameux travail dont les conditions sont désormais tellement exécrables que nous en sommes venu.e.s à lancer… oh wait, ce même mouvement dont vous vous réclamez ! Que la sombre ironie de la chose vous échappe assombrit couramment la jovialité monacale de cette mine réjouie dont je déplore en passant, mesdames et messieurs les jurés, de… Ah oui, au temps pour moi, j’avais dit que je ne touchais plus à Desproges.

Quand notre rôle structurel à la Nuit debout ou nos réunions non-mixtes sont remises en question par des membres actifs du mouvement, quand on persifle en coulisses « mauvaise graine, gangrène, tu gênes », je ne suis pas franchement saisie d’hilarité. Je n’ai pas envie de rire car ces tergiversations sont autant de tapes fraternelles dans le dos des braillards qui nous embrouillent pendant les réus non-mixtes et des complices silencieux qui les applaudissent des yeux, autant de feux verts à ceux qui, ne venant à la Nuit debout que pour (nous) coucher, louchent, touchent, violent.

Oui, violent.

Et ce n’est qu’à demi-bouche que je m’esclaffe quand une femme est victime de viol sur la place de la République.

Et c’est à gorge ployée que je ris quand le viol de cette même femme est dénoncé en AG ce dont elle a été victime et que le débat qui s’ensuit se focalise sur « la mauvaise image que cela pourrait donner du mouvement », ne valant alors pas mieux que ce mec qui, entre deux hématomes, musèle sa compagne d’un atomique « crie moins fort, les voisins vont t’entendre ! », pas mieux que ce président de la République qui, feignant de découvrir que ses soldats violent à tour de bras dans les ex-colonies, ne se soucie que d’éviter à « l’image de la patrie » d’être maculée de scandale, oui, dans ces moments-là, vous ne valez pas mieux que ça.

N’étions-nous pourtant pas tou.te.s d’accord à la base pour dire que #onvautmieuxqueça1 ?

Quand, pour lutter contre ces violences sexistes, certains membres actifs du mouvement se contentent d’une initiative que ne manquerait probablement pas de saluer la police Hongroise2, à savoir aller conseiller aux meufs de ne pas trop boire et de ne pas rester seules pour « éviter de se faire violer », c’est jaune que je ris, jaune comme la couleur de ceux qui trahissent leur cause.

Tant qu’on y est, on devrait suggérer aux meufs qui veulent vraiment « éviter de se faire violer » d’organiser des Nuits debout à deux ou trois copines, dans leur chambre de bonne, autour d’une tisane drainante et de yaourts allégés ! Cela aurait tout de même le mérite de lever le doute sur les véritables intentions de celles qui continueraient de fréquenter la place de la République, ces pétasses bonnes qu’à se faire culbuter entre deux pissotières auraient au moins la décence de ne plus nous casser l’ambiance en AG avec des jérémiades de gonzesses.

La culture du viol, c’est un peu votre perpétuelle « loi El Khomri » à vous, les hommes cis hétéros.

Vous pensez toujours que ce sont nos réus non-mixtes ou les dénonciations de vos violences qui nous divisent, qui fragilisent le mouvement ? Que nous ne sommes que des nuisances sorores de la Nuit debout ?

Est-ce vraiment ce que vous pensez ?

Ou serait-ce qu’en vérité, vous nous préférez gisantes qu’agissantes, à genoux – votre gland nous giclant à la glotte – que debout, à vos côtés ?

Je n’ai pas de meilleurs mots que la bloggeuse Crêpe Georgette pour décrire le bâillon de mauvaise foi et d’égocentrisme qui se déploie quasi systématiquement lorsqu’une femme parle de violences sexistes dans un espace mixte, y compris militant : « […] Ce qui devient le plus important n’est pas le fait de trouver un moyen de mettre fin aux agressions et au viol mais de ne pas blesser les hommes qui écoutent. Cet homme n’a pas eu de parole de soutien ou de réconfort face à ces femmes, il n’a pas souhaité en savoir plus sur la place des femmes dans l’espace public, comment elles le vivent et comment les hommes les y accueillent. Il a juste eu besoin qu’on lui dise qu’il était gentil.”3

La plupart d’entre vous l’êtes, gentils, et j’en viens de plus en plus à me demander si ce n’est pas justement là tout le problème. Vous êtes gentils, mais pourtant vous nous coupez la parole en AG, vous êtes gentils mais pourtant vous débarquez à 2h du mat’ chez une fille qui vous plaît pour « lui faire une surprise », vous êtes gentils mais pourtant vous recommandez aux meufs de surveiller leur consommation d’alcool tout en tendant une énième 8-6 à votre pote déjà lourdingue à jeun, vous êtes gentils mais pourtant vous faites des plaisanteries sur nos tenues vestimentaires réactivant notre peur de n’être jamais rien d’autre que de la chair à chibre, vous êtes gentils mais pourtant vous n’aimez pas trop qu’on vous dise « non », c’est vrai, après tout si c’est demandé gentiment, je suis gentil j’ai dit allez steuplait avant de trépaner son sexe résigné

Honnêtement, auriez-vous l’audace de prendre la parole dans la foulée d’un témoignage de licenciement abusif pour rappeler que « tous les patrons ne sont pas comme ça » ? Parce que vous, quand vous venez à la Nuit debout, vous êtes là pour demander plus de patrons gentils peut-être ? Non. Parce que là, vous êtes du côté de la barrière qui a intérêt à voir qu’il s’agit d’un problème systémique, qui a intérêt à concevoir plus qu’un label récompensant les oppresseurs pour leurs louables efforts de gentillesse, qui a intérêt à se doter d’outils théoriques et pratiques émancipateurs, transformateurs, radicaux.

Alors, puisque vous vous fichez de nos témoignages comme d’une guigne, peut-être qu’un peu d’histoire vous donnera matière à réflexion :

« À la fin du XVe siècle, une contre-révolution était […] en route à tous les niveaux de la vie politique et sociale. Tout d’abord, les autorités politiques s’employèrent à assimiler les travailleurs masculins les plus jeunes et les plus rebelles, au moyen d’une politique sexuelle qui leur procurait du sexe gratuit, et déplaçait le conflit de classe sur le conflit avec les femmes prolétaires. […] les résultats furent dévastateurs pour tous les travailleurs, car le viol de femmes pauvres soutenu par l’État sapait la solidarité de classe qui avait été conquise dans la lutte antiféodale. Il n’est pas surprenant que les autorités aient considéré les troubles générés par une telle politique (les bagarres, la présence de bandes de jeunes rôdant dans les rues la nuit à la recherche d’une aventure et perturbant la tranquillité publique) comme un moindre prix à payer en échange de la diminution des tensions sociales, obnubilées par leur peur des insurrections urbaines et par l’idée que les pauvres, s’ils prenaient le dessus, prendraient leurs femmes et les mettraient en commun.»4

Alors, puisque vous vous fichez de nos témoignages comme d’une guigne, peut-être qu’une citation certifiée Einstein vous donnera matière à réflexion :

 «On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré ».

Alors, si vous croyez un tant soit peu qu’il est temps pour ce vieux monde malade d’abdiquer, cessez donc de lutter contre nous, mais avec nous, car c’est ensemble, debout, que nous en viendrons à bout.

4 Federici Silvia, Caliban et la sorcière – Femmes, corps et accumulation primitive, pp.102-103.

Merci Laura, pour ce merveilleux texte !

70 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. citoyenne lambda dit :

    Comme disait Aimé Césaire « sortir de la victimisation est fondamental »
    Je trouve difficile de vouloir être ensemble et pratiquer le « non mixte ».
    Une femme qui croit à l’union, qui fait la force.

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    1. rhesusnegatif dit :

      Bonjour citoyenne lambda. Est-ce que vous croyez vraiment qu’il s’agit de victimisation ? Les seuls moments où j’entends ce terme, c’est quand quelqu’un.e tente de poser les mots sur une expérience vécue, et que son entourage, ses soutiens moraux se préoccupent d’elle/lui au lieu de se préoccuper des conséquences « pour le mouvement ». Alors d’autres viennent, critiquent et moquent cette « victimisation », dénigrent sa parole. Vous pensez qu’on vit dans une époque de victimisation ? Mais il faudrait déjà pour ça qu’on prenne les victimes au sérieux, qu’elles ne soient pas discréditées par les proches d’un agresseur ou par la police. Ici, il est question de la violence psychologique des milieux non mixtes et militants, et votre commentaire n’est qu’un exemple supplémentaire de ces pratiques. Vous voulez du non-mixte ? Peut-être faudrait-il que les hommes cis hétéro blancs (puisque vous-mêmes citez Césaire) ne forment pas dans ces milieux leur propre noyau, que la non-mixité ne tourne pas autour de leur bite et leur grande gueule, qui ont été établi comme la norme, le default setting. La non-mixité, c’est l’exclusion oui, exclusion militante d’une gangrène qui pourrit les débats et menace par sa simple présence. La non-mixité est un moyen efficace de se passer de l’avis du dominant, de parler sans peur, de réfléchir sans ses codes. Si vous avez peur de les vexer, ne vous inquiétez pas, vous pourrez les consoler pendant les 95% de temps d’occupation de la parole et du terrain qui leur reste.
      Merde. Et bon lundi à vous.

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    2. LM dit :

      Nope. Nope nope nope. Critiquer le non-mixte au nom de la « victimisation », c’est HYPER offensif. Le non-mixte est rarement considéré comme une fin, c’est souvent une étape dans la lutte. Une étape qui sert notamment à plein de meufs, cis ou non, hétéro ou non, de penser sans craindre l’interruption, de vider leur sac, de construire sans se demander si pendant ce temps, machin pense « huuum nibards ». Ça ne dit pas pour autant que homme cis = porc, mais que les mécanismes socio-culturels et politiques de la domination masculine, et pire encore de la culture du viol (dont fait partie l’ACCUSATION DE VICTIMISATION ALLÔ), musellent de nombreuses femmes. Ah oui, et même quand ce n’est pas une étape, mais bien une fin, comme c’est parfois le cas, la question à se poser est plutôt : qu’est-ce qui fait qu’on a besoin de la non-mixité ? Et non : qui sont ces méchantes féministes pas inclusives qui ne comprennent pas que la vraie lutte c’est la nôtre et pas leurs histoires de bonnes femmes victimisées ?

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    3. Un membre de l'AS parlant en son nom dit :

      Salut camarade, super texte dans l’ensemble. Merci de l’avoir écrit et diffuser.

      Concernant la mise en cause de Sérénité, il n’y a pas eu de discussion collective sur le sujet dont tu fais mention. La citation ci-dessus ne peut donc engager la commission Accueil et Sérénité. A te lire, des individus ont apparemment déraper dans leurs propos, mais je ne pense pas que cela te permettent de comparer Accueil et Sérénité a la police hongroise ou a nous qualifié de traîtres a la cause.

      Le mandat donné par l’AG à la Sérénité vise entre autres a éviter les agressions sexistes sur la place. Pour différentes raisons que tu expliques (culture du viol, la drague qui devient du harcèlement, la non dénonciation des attouchement…) c’est surement la partie de notre mandat qui est la plus difficile a mettre en oeuvre. Nous sommes donc plutôt preneur d’aide, de conseils et d’outils pour améliorer notre action.

      Laisser pensez aux femmes présentent sur la place que la commission Accueil et Sérénité n’a pas une vigilance à 200% sur les agressions dont elles font l’objet ne nous aide carrément pas.
      Je précise que notre commission est mixte et nous y tenons. Les femmes y ont des responsabilités.

      Frater
      Un membre de l’AS parlant en son nom

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    4. Jeess dit :

      L’union avec les oppresseurs ? Quelle bonne idée, on a vu ce que ça a donné en de multiples occasion.

      Empêcher le non-mixte serait comme forcer un employé à réfléchir les oppressions qu’il vit au travail en présence de son patron. Personne ne réclamerait ça, c’est absurde.

      Pourquoi cela devrait être le cas pour les femmes et les racisés ?

      Les oppresseurs n’ont pas leurs place dans la lutte des opprimés, c’est et ça a toujours été le seul moyen de changer efficacement et radicalement la société.

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      1. Gino dit :

        « Empêcher le non-mixte serait comme forcer un employé à réfléchir les oppressions qu’il vit au travail en présence de son patron. Personne ne réclamerait ça, c’est absurde. »

        Ce qui est absurde se de faire cette comparaison on demande pas aux victimes des violences conjugales d’accepter la présence de leur propre mari.

        « Les oppresseurs n’ont pas leurs place dans la lutte des opprimés, c’est et ça a toujours été le seul moyen de changer efficacement et radicalement la société. »

        Sans blagues ? Vous croyez qu’en France il y aurait une législation sur l’avortement si des médecins bien mâles n’aurait pas fait progresser la cause et des hommes politiques majoritaires à l’assemblée ne l’auraient pas voté ? C’est une femme à avoir inventé la pilule ? Historiquement ce que vous dites est totalement faux.

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      2. Gino dit :

        Les commentateurs/trices s’intéressent très à la question principale et plus grave de ce post. Le fait qu’une femme dit avoir été violée à Nuit de bout. Mais cela ne semble pas tellement intéresser, on préfère défendre les réunions non mixtes des femmes et des « racise-e-s » dont on ne voit pas très bien ce qu’ils viennent faire la dedans que je sache il y a pas eu une agression raciste à nuit de bout mais il y a plusieurs messages sur la toile qui parlent d’agressions sexuelles et viol.

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    5. Loïc Wilson dit :

      « Alors, puisque vous vous fichez de nos témoignages comme d’une guigne » Je suis gentil et quand je lis ça ça me casse les couilles. Je suis gentil et je coupe pas la parole. Je suis gentil et je comprends (après avoir dû y réfléchir je l’admets) le désir de faire des réunions non mixte. Ce texte me fou la haine alors que je suis d’accord avec tout ce qu’il revendique, et c’est pour ça que souvent, la rhétorique féministe a le don de me gonfler. J’ai pas besoin qu’on me dise que je suis gentil, j’ai juste besoin de pouvoir vous lire ou vous écouter sans avoir l’impression de n’être qu’un pervers violent près à culbuter la première minijupe qui passe.

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      1. Bohé dit :

        Euh.. ouais. « Not all men » comme on dit.
        Si vraiment tu fais partie des gentils, que tu ne coupes pas la parole, que tu acceptes les réunions non-mixtes… la vraie question est : pourquoi te sens-tu visé?

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      2. Loïc Wilson dit :

        Parce que ce texte met dans le même panier un type qui s’étonne d’une réunion non mixte dans un mouvement rassembleur et un violeur en puissance, parce que les femmes non plus n’aiment pas qu’on leur disent non quand elles voudraient entendre un oui, parce que les nuances ça existe, et que la communication non violente fait des merveilles.
        Parce que les dérives féministes où des femmes finissent par imposer leur vision du monde à d’autres femmes, ça existe aussi. Parce qu’à part n’agresser personne, ne pas couper la parole, et essayer d’intervenir quand je vois un problème je ne sais pas ce que je peux faire en tant qu’homme pour faire avancer les choses, et que ce texte ne m’apporte aucune piste à part fermer ma gueule parce que de toute façon je peux pas comprendre.
        Maintenant tout ce que je peux ressentir en lisant ce texte est effectivement bien moins grave que de se faire agresser dans l’indifférence générale ou de vivre dans une société qui ne t’accorde pas la place que tu mérite.

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      3. chesterdenis dit :

        « Je suis gentil », j’ai besoin qu’on me dise que je suis gentil ». La virilité (comme impératif) est faite de force (violence, compétition, mépris, pouvoir) et de maîtrise de sa force. Donc, je me maîtrise, je ne suis pas comme les autres, j’ai une morale qui me dit qu’on ne peut rien me reprocher. C’est pas mal, mais c’est trop peu, et trop peu militant : car je n’ai rien changé à la « culture de la force » qui reste intacte. JE trouve que les femmes doivent avoir l’égalité — mais je ne suis pas concerné car je ne suis pas injuste ou violent, je suis « gentil ».
        Tant que les hommes ne lutteront pas eux-mêmes contre les forces qui sont en eux, contre leur culture violente, contre la domination masculine dans la société, il n’auront pas modifié le rapport de forces. Et cela demande une déconstruction de ce qui fait un homme (son impératif de virilité). (voir mon blog singuliermasculin.wordpress.com ). LE désir de reconnaissance « que je suis gentil » est juste une demande de consolation de mon désir d’être méchant (de méprisant jusqu’à violeur) ou de prendre le pouvoir.
        Et les femmes ressentent très bien ce qui reste de violence dans le groupe d’ensemble et même parmi les gentils. Elles le disent. D’un coup de gueule.

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  2. Flo dit :

    Et moi je trouve affligeant que la première réaction que vous ayez fasse à l’annonce d’un viol soit une remarque totalement déplacée sur la non-mixité.
    Allo allo, il y a un être humain avec un minimum d’empathie dans la salle ? Il y a eu un viol, bordel !

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  3. ElRaton dit :

    Je ne sais toujours pas quoi penser.

    « Vous » condamnez la violence de notre société envers les femmes mais l’êtes tout autant.

    Faisant partie de la caste des « hommes dits de gauche en 2016, ils se diront tout à fait féministes » (je cite un de vos liens), je ne sais jamais comment réagir. Je cherche à comprendre, notamment la volonté de ces réunions non mixtes.
    Le premier réflexe, et je le trouve compréhensible, est effectivement de se sentir rejeté. J’ai toujours considéré le féminisme comme une quête pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Au premier abord, ce rejet me paraissait donc en opposition avec ce principe.
    Après quelques lectures, je suis tombé sur un texte expliquant assez bien les raisons de ce besoin. L’oppression silencieuse que « vous » pouvez ressentir par la seule présence d’hommes au sein d’une réunion.
    Et ? Et bien je ne sais toujours pas. A moins de changer d’un coup de baguette magique toutes les mentalités sur la planète, cette agression sera toujours présente. Est ce que s’en couper est le meilleur moyen de s’en prémunir ? Je n’ai pas de réponse mais je n’en suis pas certains. Selon moi, le changement ne pourra venir que par une meilleure compréhension de chaque coté et dresser des barrières n’a jamais trop aidé à mieux discuter.

    Votre description de la réaction lors de l’AG de nuit debout. Ne pas discréditer le mouvement. Se protéger et donner des consignes de protection. Outre le fait que vous jugiez leur dénonciation insuffisante, que vouliez vous qu’ils fassent d’autres ? Je suis d’accord avec vous que ca n’est pas LA solution. Que le problème ne devrait même pas se poser tant il est absurde et révoltant. Mais le fait est, qu’aujourd’hui, il est toujours d’actualité. Alors que faisons nous ?

    J’ai toujours penser que la critique appelle à l’évocation d’une solution. Qu’auriez vous voulu qu’ils proposent ? Vous êtes vous levez pour dire votre rejet de ce discours et proposez vos solutions concrètes ?

    Ce qui me fait rebondir sur votre conception de l’homme… Et c’est la que je ne peux comprendre. Que la Femme ait été et soit toujours déconsidérée, nous sommes d’accord. QU’il faille que cela change, je suis d’accord. MAIS BORDEL DE MERDE NON NOUS NE SOMMES PAS TOUS DES VIOLEURS NE VOYANT LA FEMME QUE COMME UN BOUT DE BARBAQUE ! Comment réagissez vous lorsque l’on parle de chienne de garde voulant bouffer du bonhomme ? De soumise qui, au final, n’est pas si malheureuse ? Voila. Bon et bien dites vous que c’est un peu la même chose. J’en ai marre de me sentir agressé à chaque message. Vous voulez que la pensée Masculine avance ? Essayons peut être de l’inclure pour s’en faire un allier plutôt que de l’exclure et de s’en faire, au mieux, un spectateur, au pire un ennemi.
    La généralisation n’est jamais, jamais, une bonne chose et vous l’utilisez en permanence. Pour condamner ces activistes qui se fichent du féminisme, ces hommes prédateurs. Un exemple du XVe ? Vraiment ? Vous pensez que cela appuie votre discours que de mettre en lien notre situation et celle d’une époque ou le roi avait droit de vie ou de mort sur ses serfs ?

    Viens enfin mon sujet préféré, l’égoïsme/égocentrisme. J’ai toujours pensé qu’il n’y avait rien de plus égoïste que de qualifié quelqu’un d’égoïste. Cela revient à dire « tu es égoïste, tu penses à toi au lieu de penser à moi. ». Oui c’est simpliste, mais ça marche. L’image de la femme avance. Peut être pas assez vite, surement. Pas dans toutes les directions, très clairement. Mais cela ne doit pas empêchere d’avancer sur les autres sujets et si la place de la Femme a bien évidement toute sa place dans ces débats, elle n’en est pas le seul sujet.

    Mais malgré cela, j’essaie et j’espère vous comprendre. Notre civilisation est profondément injuste et place un filtre qu’il est difficile de combattre et qui perturbe la vision quand à la place et au relation de/Avec les femmes. Votre solution tend vers le communautarisme. J’ai tendance à rejoindre « citoyenne lambda » et penche plus vers un regroupement et une union qui elle seule permettra, selon moi, de s’ancrer dans toutes les mentalités. Pas seulement dans celle des femmes et de poursuivre ainsi cette exclusion qui n’a plus lieu d’être.

    Bien humainement

    TLDR : Essayons d’unir plutôt que de diviser. Stop au généralisation. Mais je vous aime bien quand même 😉

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    1. MszL dit :

      Un point #NotAllMen, un point « la violence qui dessert la cause » , un point sur l’image de la femme, …

      Poncifs, bonjour….

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      1. ElRaton dit :

        Un point #AllMen, un point « brulons les tous », un point #tousdescons, …

        Poncifs, bonjour…

        On va aller loin. Et d’abord, je vois pas le point sur l’image de la femme. A la rigueur, je veux bien plutot 2 points #NotAllMen.

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    2. Jeess dit :

      Tu t’étales mec… Assieds toi et écoute, c’est la seule chose qui t’es demandé.

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      1. ElRaton dit :

        Ecoute et apprends mon point de vue que cela devienne le tiens ? Non merci.

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    3. Belmont1 dit :

      Si l’admin peut passer dans le coin et supprimer mon pavé de 14h34 ansi que sa réponse, le message a buggé à la validation, je le retape au propre du coup :/ Note pour la prochaine, toujours garder un pavé dans un coin.

      Je ne suis probablement pas très légitime dans toute cette histoire, je n’ai jamais assisté à une nuit debout et compagnie. Mais je ne comprends pas ce besoin de venir expliquer à une personne qu’il y a des combats plus importants que les sien, et qu’il faudrait qu’elle se calme un peu du coup.

      Tu irais dire à quelqu’un qui milite contre la maltraitance des animaux ou contre une usine polluante à côté d’un site protégé « je comprends pas pourquoi tu t’énerves, en plus y a des combats plus importants » ?

      Est-ce qu’il serait possible juste deux secondes d’utiliser un concept qui s’appelle l’empathie ? A ton avis, ça te ferait quel effet de passer la majorité de ta vie à te faire rembarrer parce que tu demandes simplement à être mieux considéré ? Ne penses-tu pas qu’au bout d’un moment tu aurais un peu les boules (bon ok pas bien choisie celle-là :p) et serait donc un peu sur les nerfs ?

      A un moment faudrait se dire que chacun est libre de choisir son combat, la cause qui l’inspire et lui donne envie de se battre. Et que l’on ne vienne pas me sortir comme contre-exemple un point Godwin ou équivalent du genre « ah ouais donc t’as le droit de te battre pour un racisme républicain comme Henry Lesquens ? » (évidemment que certains combats sont pas glop, mais là on parle d’égalité) Il faudrait aussi se dire que pour cette personne c’est très important, et que c’est vraiment malvenu de lui dire que non en fait elle devrait arrêter de ne penser qu’à sa tronche en se battant surtout pour telle cause parce qu’il y a plein d’autres sujets à défendre.

      D’habitude je réagis pas trop, d’une parce que comme je l’ai déjà dit je ne me sens pas forcément légitime ou pertinent sur le sujet, et de deux parce que j’ai peur d’importuner plus qu’autre chose la personne avec laquelle je suis d’accord (ici celle qui a écrit l’article) en écrivant un truc maladroit. Mais j’avoue que des fois j’en ai un peu marre de voir beaucoup de réponses d’hommes (et quelques femmes) en mode « arrêtes de faire ta victime tu dis n’importe quoi, allez pète un coup et retourne lire tes magasines » ou en mode « oui ok mais on est pas tous comme ça, moi je suis gentil, je mérite des compliments, alors pète un coup et arrêtes de nous agresser » (apparemment la féministe a un surplus de gaz). Je pense que ça ferait plaisir à pas mal de monde de lire simplement un p’tit message de soutien, un p’tit : « article intéressant, bon courage pour la suite ! », sans côté Chevalier Blanc ou carrément tenter de passer du côté des victimes.

      Je n’ai absolument aucune idée de la réalité des proportions, mais j’aurais tendance à penser que nous sommes pas mal à rester discret, voire muet. A être d’accord avec ce genre d’articles mais sans savoir trop comment le montrer sans avoir l’air de vouloir récupérer le focus, sachant que ça arrive très vite dans les médias :/ (omg un mec qui soutient le féminisme, écoutez-le, il est sûrement plus calme et réfléchi que les autres)

      Bon voilà c’était le message un peu brouillon et p’tet pas très constructif d’un mec qui passait par là grâce à un retweet.

      TLDR : faudrait arrêtez de minimiser les violences morales/physiques tout en se victimisant au passage et en demandant aux vraies victimes d’aller se détendre plus loin.

      PS : j’ai pas trop parlé de l’article du coup désolé, mais je sais pas trop quoi dire dessus si ce n’est que c’était intéressant à lire 😀

      PPS : désolé pour le flood, je crois que l’utilisation du smiley pas content du tout fait péter le texte en faisant croire à wordpress que j’utilise une balise html foireuse (je vois que ça comme explication, ça a foiré deux messages de suite)

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      1. ElRaton dit :

        On ne s’est pas compris et puisqu’il y a enfin quelqu’un pour discuter, ca sera avec plaisir.

        Je suis fondamentalement d’accord avec le message de ce post. La vicissitude de notre société vis à vis de la place de la femme, les violences inacceptables et une réaction générale la plupart blessante et complètement à coté de la plaque. Je n’ai au grand jamais pensé que ce combat n’était pas légitime. Il est essentiel et malheureusement nécessaire.

        Mais la forme ! La forme mes aïeux.

        Point sur les réunions non mixtes : Je préfère l’article cité en lien. Bien plus pédagogique et intéressant. Je ne suis pas convaincu sur le fond, mais je peux comprendre et n’ai pas grand chose à redire.

        Violence lors de la ND : Oula, alors la par contre, y a du lourd. La réaction de l’orga, au mieux criticable, au pire choquant. Mais est ce une raison pour être aussi violent ?

        « La culture du viol, c’est un peu votre perpétuelle « loi El Khomri » à vous, les hommes cis hétéros. » Vraiment ? On en est là ?

        « Ou serait-ce qu’en vérité, vous nous préférez gisantes qu’agissantes, à genoux – votre gland nous giclant à la glotte – que debout, à vos côtés ? » Je suis bien heureux de l’apprendre…

        Je ne m’étendrais pas sur la suite, je ne suis pas la pour critiquer ligne à ligne. Mais je pense que ce genre de sophisme est franchement néfaste.

        Quand on se permet de citer Einstein pour conclure son propos, le minimum est de respecté l’esprit dans son message. Or quand on cherche à combattre la violence et la discrimination, les utilisées est quelque peu contradictoire.

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      2. Belmont1 dit :

        Je peux comprendre que dans la forme tu aies trouvé un peu extrême. Mais quand tu décides de porter une cause qui te tient à coeur, et que tu te fais sans cesse renvoyer dans les cordes à chaque tentative, il arrive un moment où ça devient trop, tu ne vois presque pas de soutiens autres que ceux déjà adhérant à ta cause, et là ben t’as bien envie de vider ton sac. Et à ce moment là avoir quelqu’un qui en remet une couche, ça fait revenir toute la pression que tu venais d’évacuer.

        Bon après je suis pas dans la tête de la rédactrice, mais j’essaie juste de comparer à des trucs que j’ai connu. Et ça fait du bien de pouvoir gueuler un coup sans quelqu’un pour te dire « holà du calme, t’es malade ?! » Ne serait-ce qu’une fois 🙂

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      3. @ ElRaton

        « La culture du viol, c’est un peu votre perpétuelle « loi El Khomri » à vous, les hommes cis hétéros. » Vraiment ? On en est là ?
        Oui, vraiment, je crois pouvoir dire qu’on en est là.

        Signé : un homme cis hétéro.
        Faut souffler et avancer… ensemble ! Ensemble, mais aussi accepter la non-mixité quand elle est réclamée par des personnes qui en sont là, à subir depuis des millénaires une oppression systémique.

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      4. Azmodifas dit :

        Sans vouloir faire mon emmerdeur, je tiens juste à dire que quand on s’exprime en public, on doit être prêt à s’adresser à des gens qui sont d’accord avec nous certes, mais aussi à des personnes dont les opinions divergent. Je trouve personnellement le commentaire d’Elraton très intéressant, et je ne peux pas m’empêcher de tiquer quand je lis « la culture du viol, c’est un peu votre perpétuelle loi El Khomri à vous les hommes hétéros ». Je trouve cette phrase extrêmement méprisante et généraliste. C’est dire « puisque vous faire partie de tel groupe, vous êtes comme ça ». Ca ça s’appelle au mieux un préjugé. Parce que ça veut dire que dans l’esprit de l’auteur, on ne peut pas être un homme blanc hétéro sans être un violeur en puissance. Et ça n’apporte AUCUNE nuance. Et c’est là qu’est le problème. Quand j’entends ça, j’ai instinctivement envie de me replier sur moi même, et de moi aussi céder à un « de toute façon ces féministes, elles veulent pas l’égalité, elles veulent notre disparition ». Mais j’évite de le faire, et j’évite de le dire aussi. Je me force à pas penser comme ça parce que je sais que cette réponse est EXACTEMENT ce qui braque les femmes et les féministes et les fait dire que de toute façon, nous les blancs hétéros athées, on a aucun respect pour elle et on les prend pour « des morceaux de barbaque ». Tout ça pour dire qu’il faut comprendre que c’est un cercle vicieux, et que peu importe qui a commencé, il faudra d’abord briser le cercle pour créer une harmonie. Et ça pourra commencer que lorsque les gens apprendront à nuancer leurs propos. Parce que ce qu’il faut bien comprendre, c’est que quand tu dis « ouais ces blancs hétéros blabla », bah yen a qui sont pas comme ça, mais ils se sentent touchés par ces paroles, comme pourrait l’être un musulman après les attentas quand il entend à la télé « oui mais il va falloir faire ci, mettre des contrôles sur les musulmans sur ça etc ». Lui il a rien fait, il a rien demandé à personne, et il se sent néanmoins visé par les critiques. BREF. Tout ça pour dire que…. Non il ne faut pas encourager les gens à juste dire « merci, bon article, bon courage pour la suite ». Il faut le dire (si l’article est bon hein XD) mais il faut aussi le critiquer s’il le faut. Internet nous permet d’apprendre à avoir le comportement le plus citoyen de tous, le débat. Celui qui n’existe plus chez les hommes politiques. Ne devenons pas des suiveurs. C’est pas parce qu’on est d’accord avec le propos d’une personne, ou en partie en tout cas, qu’on ne peut pas critiquer les parties avec lesquels on est en désaccord. Voilà! Sur ce bonne soirée!

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      5. belmont1 dit :

        Ah ben cette réponse tombe bien, je viens juste de découvrir un concept que j’vais pouvoir appliquer ici 😀 Bon je vais p’tet l’appliquer à côté, mais j’essaie quand même !

        Pour commencer, oui, l’article a plusieurs passage plutôt violent, venant du fait qu’ils sont généralistes. Mais, et c’est sur ce point que je vais tenter d’introduire ce concept, le « biais du survivant ». En gros c’est quelque chose qui fait que tu ne tiens en compte que des statistiques qui ont « survécues ».

        A ton avis, comment tu finis par voir le monde, quand après des années de luttes pour une cause qui te tient à coeur, la quasi intégralité des réactions que tu obtiens sont soit que tu dis n’importe quoi, que tu t’imagines des trucs voire que t’es hystérique. Soit que des gens viennent t’expliquer que tout le monde n’est pas comme ça, et que donc encore une fois, tu exagères, hystérique tout ça.

        Personnellement j’aurais tendance à dire que tu vas généraliser, et avec rage. Et de toute façon dans ce genre de problématiques, si tu dis que ça ne touche qu’une partie de la population visée, tous les opposants vont s’en servir pour minimiser l’impact réel du problème. Nous vivons dans une société qui n’avance que par clash, c’est comme ça. Alors oui c’est parfois un peu exagéré, mais je pense que c’est nécessaire. S’il n’y a pas un clash à un moment, la majorité des gens n’accorderons même pas le moindre intérêt au sujet.

        Et autre remarque sur le sujet. En fait en réagissant avec du « on est pas tous comme ça, calmez-vous, vous desservez votre cause », on tombe typiquement dans le cas de quelqu’un qui débarque, qui pense bien faire, mais qui dénoué de toute empathie va expliquer à une victime d’agression par exemple qu’il faut qu’elle se ressaisisse. Que tout le monde n’est pas comme ça et qu’elle est un peu chiante à ne plus faire confiance aux gens. Là t’as toute une partie de la population qui ressent une oppression plus ou moins forte et plus ou moins consciente, de la part de l’autre partie. Et en tant que représentant de la partie qui leur a fait perdre confiance, c’est certes dur, mais c’est à toi de faire des efforts pour la restaurer cette confiance.

        Je pense donc qu’il va falloir le prouver que « not all men » et pas seulement le dire.

        Après je dis p’tet plein de conneries hein, je ne prétends pas avoir la science infuse, tout ceci n’est qu’un avis personnel même si je n’ai pas mis du « je pense » et du conditionnel de partout 😀 En plus je ne m’intéresse au sujet que depuis très peu de temps en fait, me considérant non sexiste je n’en voyais pas l’intérêt. Il a fallu ce genre d’articles et un peu de hasard pour que je m’y intéresse. Et pour réaliser que quand même si, y a des moments où je le suis, souvent sans m’en rendre compte tellement c’est profondément ancré dans l’inconscient collectif de notre société.

        Pour finir, aucune haine dans ce message, je préfère préciser parce que des fois je ne me rends pas bien compte :p Et j’espère que ni toi, ni la rédactrice de l’article ne le prendront mal du coup !

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      6. Azmodifas dit :

         » Nous vivons dans une société qui n’avance que par clash, c’est comme ça. » Justement. Vous voulez faire avancer le féminisme, je voudrais qu’on puisse faire avancer l’humanité. Ca comprend l’égalité des sexes, mais pas seulement. Je ne dis pas que je ne comprends pas la réaction de l’auteur, je dis juste que je ne pense pas que ce soit la bonne solution, et qu’en ce qui me concerne, son message me rebute, même si je suis d’accord avec elle sur le fond encore une fois. Au passage les violences des femmes envers les hommes existent aussi, et on en parle jamais et comme tu le dis si bien « si tu dis que ça ne touche qu’une partie de la population visée, tous les opposants vont s’en servir pour minimiser l’impact réel du problème. ». Mais c’est pas parce qu’un problème est minimal qu’il faut faire comme si il existait pas. Moi je suis assez connaisseur dans cette catégorie là de violences. Et c’est tout aussi difficile pour un homme quand il est battu par une femme que l’inverse, sinon peut être plus vu le modèle de pensée que notre société impose sur les hommes qui doivent être forts et dominants. Ils sont pas pris au sérieux quand ils vont voir la police et se plaindre, pour ceux qui osent le faire. Ca existe aussi, mais on en parle jamais contrairement à la violence faites aux femmes. On oublie souvent que le plus grand nombre d’agressions est perpétré par des hommes sur d’autres hommes et pas par des hommes sur des femmes ou par des femmes sur des hommes (ni par des femmes sur des femmes). Alors certes cette violence est là, elle existe et elle est évidente, mais les femmes ne sont pas les seules à en souffrir. Et quand tu as à souffrir de la violence des hommes quand tu en es un, et que contrairement aux femmes on te montre aucune solidarité parce que « man up, t’as des couilles mec, arrête de te plaindre et ferme ta gueule » et que tu vois en plus par derrière des féministes t’apprendre que t’es un violeur en puissance alors que t’as vu des femmes ruiner la vie de certains hommes, et que de tout ça on en parle jamais, oui, je suis désolé mais cet article me rebute légèrement. Je ne minimise pas son impact. Mais sous couvert de défendre les femmes, ça tape sans raison sur des innocents qui sont en permanence coincés entre deux feux. Au passage, les remarques sexistes féminines ça existe aussi. Les « petites bites » et autre, malheureusement, c’est blessant aussi dans notre société. Et quand les femmes attendent l’égalité mais demandent la galanterie, qu’on leur paye le restaurant etc… On pourrait aussi considérer ça comme du « sexisme involontaire ». Donc faut pas croire que les hommes sont les seuls à avoir des torts. Ils sont plus grands peut être, Ils sont plus nombreux à en avoir, sûrement, mais il faut aussi s’enlever de l’esprit cette image de la femme innocente. Je dis pas que les femmes méritent quoique ce soit, elles méritent aucune violence, et c’est inadmissible qu’on viole une femme. Je dis simplement qu’il faut remettre les choses dans leur contextes. Aussi à force de toujours repousser les hommes les moins virulents à leur encontre à coup de « dégagez, violeurs d’hommes blancs et hétéros » (Franchement, j’ai l’impression en lisant cette article que c’est une insulte d’être blanc et hétéro, ça fait réfléchir sur ce que doivent ressentir les gens de peau noire (ou autres) quand on se focalise tout le temps sur leur couleur… Oui petit apparté, c’est étrange mais quand j’étais enfant, je ne voyais pas les couleurs de peau. Je veux dire que je ne faisait pas la différence. C’est étrange…. C’est la société qui m’a appris à voir les couleurs de peau comme différentes… Bref je reprends) bah… Elles s’en font des ennemis, ou des personnes qui comme moi vont critiquer leur radicalisme (j’irais pas jusque là pour cette article, mais lis un peu certaines thèses gynarchiques, tu vas voir que les hommes ont pas le monopole d’être des connards). Tout ça pour dire que justement quand on a toujours eu qu’une opposition en face nous on a tendance à se retrancher et à généraliser. Mais justement par ces messages j’essaye de la faire nuancer son propos, afin que des personnes qui ne sont pas hostiles à ses idées ne se sentent pas agressées. Nulle part dans mon message, je ne prétend que toutes les femmes sont mauvaises, ou que tous les hommes sont bons. Et j’essaye de ne pas généraliser au maximum parce que je n’aime pas ça. Je parle avec mon expérience, comme elle parle avec la sienne, et si je répond de manière assez farouche, c’est aussi parce que ce n’est pas par une injustice qu’on en efface une autre, et en insultant des personnes telles que moi, sans aucune preuve de la moindre culpabilité de ma part, elle ne me rend pas justice. ENCORE UNE FOIS, je n’invalide pas ses propos pour autant. Je pense qu’on peut tout à fait ne pas être d’accord et avoir raison tout autant. l’un que l’autre (en tout cas tant qu’on est pas en sciences :3). Je pense qu’un premier point pour briser le cercle vicieux serait d’arrêter de nier en bloc mon expérience personnelle et mes connaissances en la matière (de la violence perpétré sur les hommes, que ce soit par des femmes ou des hommes) vu que je me suis quand même penché un paquet d’heure sur la question en plus d’en avoir connu très personnellement, et d’admettre que oui, j’ai aussi en partie raison, bien que vous ne soyez pas d’accord avec moi sur tout. Et là je me sentirais moins agressé, et je serais bien plus prêt à discuter sereinement et à moins repousser l’idée de l’auteur. C’est un compromis. Et qu’on me dise pas « pourquoi ce serait à elle de faire la première concession? » j’ai concédé que son combat était juste, qu’elle avait raison sur de nombreux points, il y a juste ces quelques points de problèmes avec lesquels je suis en désaccord.

        Sinon je ne m’offense pas du tout de tes messages, il est toujours plus intéressant de discuter avec quelqu’un qui écrit des pavés et argumente, même s’il n’est pas d’accord avec moi, qu’avec quelqu’un qui va laisser une phrase bien qu’il soit en accord avec mon idée. De plus c’est très exactement le débat qui est intéressant sur internet et notamment dans les commentaires. Aussi le début de ton avant dernier paragraphe est à peu près mot pour mot ce que j’ai tendance à dire au bout d’un certain nombre de messages dans un débat, à savoir que je ne suis pas omniscient et je peux avoir tort, tout ça n’engage que mon avis et mon expérience personnelle. Pareillement il n’y a aucune haine dans mon message, bien que je puisse parfois paraître sec peut être? Sinon prouver que « not all men », je crois que pour ce qui est de mes amies je le leur prouve, bien que je sois pas là non plus pour raconter ma vie. On ne peut donc que me croire sur parole, ou pas, je n’ai jamais demandé à qui que ce soit (en tout cas qui que ce soit qui ne me connait pas bien) de me croire sur parole non plus donc…. Tout ça pour dire! Bonne après midi.

        PS: Je tiens juste à signaler que je ne crois pas que réfuter une partie d’un message revient à le réfuter en entier. Je ne reproche pas en soit à l’auteur d’avoir dit ça sous le coup de la colère et de l’émotion. Je crois pas non plus qu’il faille dire à une victime « ressaisit toi c’est rien et on est pas tous comme ça ». Mais il faut pas non plus la mettre dans un cocon, et éviter de la laisser se créer des préjugés à cause d’autres préjugés. Comme je l’ai dit, tout est cercle, vicieux ou vertueux. Celui ci est vicieux, et nous devons nous évertuer à le transformer. Je n’essaye pas de culpabiliser l’auteure, j’essaye de lui montrer que ses préjugés sont…. Des préjugés. Et oui malheureusement quand on s’exprime en public, il vaut mieux le faire avec la raison plutôt que par les émotions. A chaud après les attentats, on est prêt à dire des choses qui, avec le recul et la réflexion, nous paraissent horribles et amorale, et dont on peut regretter les avoir seulement pensées. Donc je pense que si, il faut essayer de faire en sorte que les gens se ressaisissent, simplement il y a une manière de le faire brutale et contre productive, et il y a la manière « discussion calme autour d’un bon chocolat » :3. BREF! Je sais pas me taire -_- désolé XD. Bonne journée vraiment cette fois!

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      7. belmont1 dit :

        Désolé pour le temps de réponse :p

        Je n’avais effectivement pas pris en compte tout ça. D’ailleurs il est vrai que le sexisme et le poids immense du patriarcat pèse sur les épaules de tout le monde. Ceux qui entre dans les critères de base pour être dans la position du dominant, telle que définie par ce modèle, se retrouvent avec une certain pression de ce même système pour reproduire ces critères sous peine de se voir rejeté par ce système.

        Encore une fois vaste sujet, très complexe, je n’ai finalement absolument plus aucune idée de ce qui serait la meilleure façon de faire. Je voulais préciser que j’ai moi aussi tendance à préférer les discours plus mesurés et non généralistes. Ce que je voulais dire en défendant au final aussi bien le fond que la forme, c’est que j’imaginais le cheminement qui a mené là en extrapolant la plupart des débats, discussions et autres que j’ai pu avoir sur des sujets qui me tiennent à coeur.

        Bien souvent le tout commence très cordialement, mais bien souvent également, tu tombes face à des murs qui vont te balancer sans aucune retenue une série d’inepties et de clichés de façon des fois très violente. J’ai tendance à croire que la rédactrice de l’article a vécu ce cheminement tout le long de son combat. Du coup je conçois très bien qu’elle en arrive au stade au delà du débat diplomatique pour passer à une attitude plus guerrière.

        Je trouve ça aussi un peu triste, mais il arrive à un stade où je crois que c’est difficile de continuer à tenter de jouer au diplomate tout seul dans son coin avec d’un côté tes détracteurs qui font plus ou moins te chier au visage et de l’autre des sympathisant qui je l’imagine vont se diviser en deux groupes. Ceux qui te trouvent trop timoré, et ceux qui sont d’accord avec toi mais qui ne vont pas spécialement se manifester. Ca doit pas trop donner envie de continuer sur cette voie donc !

        Voilà encore une fois ce n’est que mon avis, à partir d’une réflexion probablement totalement biaisée et pleine de trous. Je tenais juste à me manifester parce que depuis le temps que je soutiens des causes silencieusement dans mon coin je me suis dit qu’en fait ça revenait au même qu’à ne pas les soutenir. Mais du coup je sais pas encore bien comment montrer mon soutien X3

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  4. Harry dit :

    « Vous êtes gentils, mais pourtant vous nous coupez la parole en AG, vous êtes gentils mais pourtant vous débarquez à 2h du mat’ chez une fille qui vous plaît pour « lui faire une surprise », vous êtes gentils mais pourtant vous recommandez aux meufs de surveiller leur consommation d’alcool tout en tendant une énième 8-6 à votre pote déjà lourdingue à jeun, vous êtes gentils mais pourtant vous faites des plaisanteries sur nos tenues vestimentaires réactivant notre peur de n’être jamais rien d’autre que de la chair à chibre, vous êtes gentils mais pourtant vous n’aimez pas trop qu’on vous dise « non », c’est vrai, après tout si c’est demandé gentiment, je suis gentil j’ai dit allez steuplait avant de trépaner son sexe résigné »

    => si un homme fait une de ces choses, ce n’est pas un gentil …

    Sincèrement, un (presque) gentil

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    1. « T’es bien gentil, mais… » : formulation ironique habituelle de la vie courante… 🙂
      Moi, j’ai trouvé l’effet rhétorique puissant. Déclassant dès, la première virgule, le fameux « Moi, Président… » 🙂

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  5. Très bel article. J’aimerais croire à Nuit Debout plus que ça, mais plus ça va, et moins le mouvement m’attire, car moins il respecte les idéaux qu’il semblait défendre à la base. C’est dommage, ça avait l’air différent, ça avait l’air sain. Au début. Pas moyen que quiconque comprenne le but d’une réunion non-mixte (alors que personne n’aurait l’idée de faire témoigner un enfant violé dans une réunion où d’autres violeurs sont présents et peuvent intervenir, le couper, le corriger). Pas moyen qu’ils gèrent correctement les violences sexuelles sur la place (désigner la victime on le sait ça a toujours tout résolu… Sigh). Je suis fatigué de ces luttes qui, se concentrant sur un de leurs objets (l’anti-capitalisme), en négligent tout le reste (dont le féminisme). C’est fatigant.

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  6. LM dit :

    PS : cet article est nécessaire, merci.

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  7. Tresagaceee..... dit :

    Bon ma chère citoyenne Lambda… si elles font aussi des réunions non mixtes, c’est pour ne passer tout leur temps à expliquer aux gentils qu’il sont gentils. Parce que effectivement, il y a des porcs dans notre société et il y a des mecs gentils comme ceux qui vont s’interposer calmement ou non … Bref, les réunions sont pour libérer la parole féminine et pas pour rassurer les hommes dans un contexte ou notre société ma chère citoyenne lambda est patriarcale non d’un petit bonhomme … Elles proposent également une réunion mixte sur le terme du féminisme qui semble plutôt bien se passer et accueillir des hommes de tout horizon… d’ailleurs, le sujet du texte est le viol d’une femme à Nuit debout. Cela ne vous gêne pas ? être ensemble oui mais pourquoi tant un tel contexte d’unité, un homme impose t-il sa violence à une femme ? pourquoi impose t-il sa haine, sa frustration à une femme ? pourquoi pas des réunions non-mixtes si le fameux service d’ordre de ND n’arrive même pas à empêcher des violences ?

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  8. Un membre de l'AS parlant en son nom propre dit :

    Que des feministes puissent parler être elles dans une réunion non-mixte est une chose.

    Mais que les femmes puissent s’exprimer a part égale en AG plénière, ce qui demande l’instauration d’une parité de temps de parole (par la mise en place d’une liste homme et d’une liste femme).
    A moins que j’ai raté quelque chose cette idée a été rejetée par l’AG et nous en sommes à 30/70 au niveau du temps de parole en plénière, c’est bien ça?

    N’y aurait-il pas un enjeu ici ?

    Frater
    Un membre de l’AS parlant en son nom propre

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  9. chtfn dit :

    Merci pour ce texte ! Qu’il soit largement lu et que l’on aille enfin de l’avant. Continuez comme ça, et surtout j’espère que, très vite, vous n’aurez enfin plus à continuer comme ça. 2016 en France, quoi…

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  10. Camille dit :

    Bonjour,

    Pour faire partie de cette commission sérénité et pour être féministe, je suis navrée de lire la partie nous concernant dans ce texte.

    Depuis le 31 mars, nous défendons un mandat qui se veut Anticapitaliste, AntiSexiste, Antiraciste et nous sommes vigilant quand aux incursions de l’extrême droite radicale.

    J’ignore qui a pu répondre de cette manière mais j’ai peine à croire que ce soit des copain.ine.s de la Sérénité. Et si c’est le cas, sachez que ce n’est pas la position de notre commission.

    Depuis plusieurs semaines nous souhaitons établir des liens avec les copines féministes et avons proposé à un certain nombre d’intégrer notre commission afin de pouvoir nous autoformer sur nos pratiques de commissions respectives et de créer des pont. Malheureusement, cela s’avère difficile. Nous sommes tou.te.s dans l’urgence en permanence.

    Concernant les prises de parole 50/50, la commission Démocratie tente de l’acter et quand trop d’hommes parle fait des appels aux femmes pour venir s’exprimer. (de mon point de vue c’est même encore un peu trop binaire)

    Des ateliers d’autodéfense, ainsi que des ateliers de théatres forum sur ces questions sont en cours d’élaboration…

    Nous nous organisons, mais cela prends du temps. Trop probablement, mais nous avançons petit à petit. Nous n’en sommes malheureusement pas tou.te.s au même niveau de déconstruction.

    La bise.

    Camille

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  11. Ouimais dit :

    N’avez pas l’impression de traiter les hommes comme les extrêmes droitistes traitent les migrants?

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    1. Lamia Spira dit :

      Sauf que les migrant-e-s sont des oppressés et les hommes des oppresseur-e-s

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      1. Ouimais dit :

        Les migrants sont des oppresseurs du point de vue de ces extrémistes, quelle est la différence?

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    2. MineRash dit :

      Le sexisme anti-homme n’existe pas. Cessez de pleurer sur vos privilèges, c’est indécent.

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      1. Ouimais dit :

        Quels privilèges? Tout ces privilèges qui conduisent un nombre énorme d’hommes à se suicider?

        Pas de sexisme contre les hommes? Vraiment?

        On parle des hommes qui ne sont jamais pris au sérieux lors des violences de couple (rappel, la violence n’est pas que physique et n’est pas l’apanage des hommes, la perversion narcissique touche principalement les femmes).
        On parle des hommes qui ne récupèrent jamais leurs enfants même lorsque les mères ne sont pas compétentes dans le domaine?
        On parle des métiers difficiles où les hommes sont surreprésentés, toujours pour des paies de misère. Des heures de travail intenable, tard le soir, en week end, que vous ne connaîtrez jamais tout en vous plaignant de « gagner moins pour le même poste »…
        On parle des « féministes », qui se réclament de l’égalité mais aiment s’abreuver de « males tears », en prétendant en même temps vouloir que les hommes soient libres de montrer leur sentiments… mais seulement entre eux, on a pas envie d’entendre ce qu’ils ont a dire.
        C’est qu’ils ne doivent pas être intelligents ou humains ces hommes, ils n’ont pas d’empathie, le monde leur est siiiiii facile.

        Considérer que les hommes sont « privilégiés », c’est faire preuve de mauvaise foi, de fermeture d’esprit et d’un ego démesuré. Et si ça ce n’est pas du sexisme, je ne sais pas ce que c’est.

        Bien sur, qu’il y a des problèmes graves pour les femmes, mais pas que.

        Prenez du recul, arrêtez de pleurer sur vous même et ouvrez la porte pour voir le monde tel qu’il est. Vous vous sentez peut être en sécurité derrière cette porte que vous appelez féminisme, à regarder le monde à travers un étroit judas, mais il est plus que temps que vous preniez du recul est ouvriez cette porte. Vous n’êtes pas le seul être au monde, presque tout le monde souffre, homme comme femme, plus pour certain-e-s, moins pour d’autres, mais ce n’est pas en considérant que la moitié de la population est « privilégiée » que le monde va avancer et changer.

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      2. Gino dit :

        Ce qui est indécent ce de ne pas parler de ce viol qui a eu lieu et se concentrer sur des concepts aussi fumeux que les privilegies et tout cela.

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    3. Moe dit :

      Le sexisme touche aussi les hommes, le sexisme anti-homme n’existe pas comme le dit Minerash. Cette forme de discrimination s’inscrit dans un système, le patriarcat, qui comme tout le monde sait (mais ça fait toujours du bien de le rappeler) confère de façon visible un statut de dominant aux hommes cis (à compléter), et ce système ne peut produire en son sein une forme de discrimination envers la forme dominante, ce serait paradoxale. Cependant, les hommes sont évidemment victimes de sexisme, et c’est encore plus prégnant lorsqu’on n’est pas cis, car ça a tout à voir avec le genre. La figure de dominant est portée par la pression de la « virilité » : « un homme doit être fort, avoir des responsabilités, ne pas pleurer ou être trop sensible » etc… Ce sont ce genre d’injonctions qui créent les souffrances dont vous parlez, et les féministes, croyez-le ou non, se battent justement pour une déconstruction du genre, et une mise à mal de ces injonctions qui ne profitent qu’au plus petit nombre.
      Au passage, très bon article, et je suis sous le choc sur ce que je viens d’apprendre sur Nuit Debout, j’envoie tout mon soutien à la victime ainsi que beaucoup d’amour, et je souhaite bon courage à tous les acteurs qui tentent de faire du mouvement un réel enjeu politique dans le respect des droits des êtres humains.

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  12. Alsieste dit :

    Bonjour,

    êtes vous favorables à des réunions non mixtes pour les blancs, considérant la surreprésentation des extra-européens dans la délinquance ? il y a une détresse des non-racisés qu’il serait important de prendre en compte dans la lutte. Votre concept est bon mais il faudrait l’étendre et voir plus loin.

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    1. MszL dit :

      Il me semble que la « détresse des non-racisés » peut s’exprimer en un mot : xénophobie. Bisous.

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    2. MineRash dit :

      SCOOP : Le racisme anti-blanc n’existe pas. Cessez de pleurer sur vos privilèges.

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      1. Alsieste dit :

        Privilège ? étant blanc et ayant un cercle de fréquentation blanche, moi je sais me défendre mais ce n’est pas la question, je connais des gens qui n’ont pas cette chance et subissent la violence des racisés sans savoir comment réagir. Il serait intéressant des créer des groupes non mixtes à nuit debout pour en parler et trouver des solutions sans subir les persécutions des racisés.

        Pourquoi prendre de haut et moquer cette problématique ? beaucoup en souffrent sans pouvoir en parler.

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      2. Ouimais dit :

        Scoop: effectivement, ça n’existe pas. C’est appelé du racisme, tout court.

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      3. Bobleponge dit :

        Vient dans ma cité voir si ça n existe pas le racisme antique blanc … purée sortez de vos arrondissements de bourge

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  13. Chloe dit :

    Merci pour cet article.

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  14. J dit :

    Une petite chose, il y a quelques erreurs dans le sous-titre de l’article, que je me permets de corriger ici :
    Parce qu’il y en a MARRE que l’on se fasse SANS CESSE remettre en question, qu’on nous dise de nous calmer parce qu’on explique, qu’on ait tort quoi que l’on fasse, qu’on soit qualifées de sectaires, d’hystériques, de harpies, de folles, de sales féministes, de féminazies, de régime totalitaire.
    Merci pour ce texte, tout mon soutien.
    J

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  15. Alsieste dit :

    Vous parler des racisés ? je ne sais pas si cela peut être considéré comme du racisme, en tout cas au sens classique du terme j’ai un doute.

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  16. Phlune dit :

    Je me permets de mettre en lien votre article chez moi, ici http://www.phlune.net/?p=5226 , en lien avec le précédent ici : http://www.phlune.net/?p=5219

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  17. Nenanen dit :

    Merci beaucoup pour ce texte.

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  18. Ah les féministes quelles grosses merdes parasitaires !! dit :

    Le « féminisme » cette gangrène haineuse d’une hypocrisie sans limite qui pourrit tout ce qu’il touche. Pauvres petites choses qu’on contrarie dans leurs attitudes tyranniques simplement en existant. Pauvres petits tyrans.

    #sacs-à-merde-tears #sacs-à-merde-splaining

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  19. F dit :

    Bravo pour ce texte

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  20. Sylvestre Rawminey dit :

    Oui, comme chantait James Brown « This is a man’s world ». C’est une évidence. Ce monde est dirigé par des hommes.
    Ca a commencé à changer, il serait peut-être bon de voir le chemin parcouru, ne serait-ce que pour se réjouir des acquis et se donner du courage pour continuer. Quand on regarde vers la vallée, on se dit que la montagne n’est pas si haute, et on continue à grimper de plus belle.
    Donc, ça ne suffit pas, ça doit continuer. Tant de choses à construire, tellement à déconstruire. Ce n’est pas fini. On est bien d’accord.
    Mais pour y arriver, je préfère de loin la vision d’une Elisabeth Badinter qui inclut les hommes de bonnes volonté dans ce combat. Les gros cons de machos, c’est peine perdue…, et de toute façon, ils ne sont pas intéressés, donc exclus d’eux-même.
    Qu’il y ait des narcissiques qui parlent que leur petit nombril XY, soit, est-ce une raison pour exclure tout le monde ? Ne serait-il pas plus simple de clouer le bec de ces simili rock-star qui tirent la couverture à eux lors des débats ?
    Face à tant de naïveté méchante, j’ai envie d’invoquer le Saint Nom du Nouveau Dieu de la Bien-Pensance : PADAMALGAM !!! Ah, mais là, on n’a peut-être pas le droit ?

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  21. Kim dit :

    Protip : si dans ce texte, ce qui vous révolte c’est le ton employé et pas le fait qu’il y ait eu un viol à République, remettez en question vos priorités.

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  22. jean dit :

    Les féministes baignent totalement dans l’idéologie, elles sont sexistes, font du machisme inversé, vous divisez les gens sous prétexte de fascisme/racisme, vous allez vous écrouler sous le poids de vos contradiction, surtout avec la montée du wahhabisme et du salafisme qui sont eux aussi des idéologie, d’ailleurs toutes idéologie mènent au même points, le fascisme que vous dénonces tant, vous voyez la paille dans l’œil de vos soi disant ennemis et vous ne voyez pas la poutre qu’il y a dans le votre, ce mouvement disparaitra de lui même car vous perdez jour après jour plus de crédibilité…

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  23. daz dit :

    Il faut vous faire d’autres amis ma pauvre dame. Visiblement vous traînez avec des connards et vous pensez que ce sont des connards parce que ce sont des hommes. Laissez, s’il vous plaît, les autres « hommes » en dehors de vos sordides histoires de 8.6, de gland dans la glotte, ou de groin dans la motte, et de « surprise à 2 heures du matin ». Ça ne parle pas à grand monde au-delà de votre petite marginalité punk à chien.

    De la même façon, vous semblez penser que vos interlocuteurs vous contredisent ou vous recadrent parce que vous êtes une femme et qu’eux seraient des hommes. Peut-être, plutôt, qu’ils le font parce que vous avez tort, vous en tant qu’individu et pas en tant que femme. Peut-être devriez-vous regarder de plus près vos propres incohérences, pas seulement politiques, cher petit individu humain. Peut-être devriez-vous arrêter de cacher vos erreurs et illogismes derrière votre minorité dominée, de mettre à l’abri vos fières et satisfaites absurdités derrière de commodes postures victimaires.

    Un exemple : vos réunions non-mixtes c’est certainement très bien, mais au milieu d’une place occupée en plein Paris, pendant un mouvement social qui se propose de regrouper et de faire parler des gens au-delà de toutes les divisions qui leur sont imposées d’habitude, ça n’a aucun sens. Ou plutôt si, celui de pouvoir réciter ce que vous disiez avant le mouvement et que vous continuerez à réciter ensuite, reconstituer votre scandale préfabriqué.

    Rompez vos rangs de petites militantes droites dans vos bottes, quittez vos uniformes, ça vous fera de l’air.

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  24. Lancelot EYNARD dit :

    Salut ! Me suis poser quelques questions, le but des réunions non-mixtes est d’éviter que des gros porcs se mêlent à vos rassemblements, comme vous l’avez dit l’oppresseurs n’a pas sa place dans une réunion contestataire. Mais le problème c’est que beaucoup de libertaires, anarchistes, communistes… etc de la nuit debout sont « féministe » enfin sont pour l’égalité parfaite entre homme et femme quoi. Du coup ca sert a quoi d’interdire leurs acces à vos réunion, sachant qu’eux aussi pourrait débattre et proposer leurs idées ? Enfin je suis bien d’accord qu’il faille virer les porcs à coup de pieds dans le cul mais les autres ?

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    1. Léa dit :

      Le problème c’est qu’il n’y a pas d’un côté « les gros porcs » et de l’autre côté « les mecs gentils ». Le sexisme dont notre société est imprégnée et qui nous est inculqué de façon diffuse au fil de notre éducation incite les hommes à parler plus, à se mettre plus en avant, à considérer moins la parole des femmes et la validité de leurs témoignages. De sorte que meme lorsqu’on a les meilleures intentions du monde, on se rend compte parfois qu’on perpétue ces inegalites. Ce sont des mécanismes dont il est difficile de se défaire : même dans les groupes d’extrême-gauche plus ou moins féministes, les femmes se plaignent d’un sexisme dont les hommes n’ont souvent pas conscience, puisqu’ils ne le subissent pas (voir l’excellent tmblr Hé camarade sexiste ! par exemple qui regorge de témoignages mp). C’est ce qui a conduit les femmes de ces groupes libertaires, anar, etc, à s’investir dans le féminisme non-mixte dans les années 70 par exemple. Et si tu regardes encore aujourd’hui une association féministe comme Mix-Cité, qui a à cœur de promouvoir une mixité égalitaire et est composée d’hommes et de femmes sensibilisés à ces questions, tu vois que malgré tous les garde-fous mis en place il reste malgré tout des inégalités h/f bien ancrées, dans leur représentation médiatique, dans les temps de parole ou même parfois dans la composition de la direction. Alors à Nuit Debout où il y a des gens pas du tout sensibilisés a ces questions ou modérément… C’est pour ça que la non-mixité est importante : la mixité permet de travailler en commun, de faire de la pédagogie, justement d’apprendre à créer un espace égalitaire et à militer ensemble de façon non-sexiste, mais elle implique une forte attention au rapports de domination qui peuvent s’établir et dissuader les femmes de venir ou les mettre mal à l’aise ; la non-mixité permet de dire « pouce » et en quelque sorte tente de supprimer cette variable le temps d’une réunion pour valoriser la parole et les expériences des femmes sans craindre qu’elles soient remises en cause (ou beaucoup moins), de faire émerger des problèmes ou des points de vue qui seraient peut-être étouffés, sans que personne ne le veuille, lors d’une réunion mixte.

      Par ailleurs, plein d’hommes se considèrent comme pas du tout sexistes alors qu’en fait ils ont plein de comportements sexistes au quotidien, ou peuvent tenir beaucoup de propos pas tops qui peuvent être gênants et épuisants pour les femmes. Si certains hommes sont déjà très sensibilisés et ont à coeur cette question, ils peuvent toujours assister aux réunions et aux actions mixtes, sensibiliser leurs camarades masculins, tenter d’améliorer leurs propres comportements s’ils se rendent compte que parfois ils font des trucs pas top, etc ! Mais accepter que les femmes veuillent souffler un peu et aient besoin d’un espace le plus bienveillant possible entre elles pour forger leurs propres revendications avant de mener leurs luttes en mixité, c’est aussi ça le féminisme !

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  25. Aude dit :

    Juste un grand merci pour ce texte qui fait du bien!

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  26. Bon. le mouvement NuitDebout me plait. Il donne comme un espoir, comme si c’était possible de bousculer, de changer nos politique, de trouver un autre système. Il y a des choses qui me plaisent. Le numérique libre, une nouvelle démocratie, autre chose que cette démocratie représentative qui ne représente pas le peuple. Pourquoi pas, une représentation via un tirage au sort. Je trouve cela intéressant.
    Par contre, je vais être franche. je trouve le nom « NuitDebout », nul à chier. Je suis une NuitCouchée, comme la majorité des personnes. Et j’ai de la chance, je pourrais être une NuitDebout parce que je travaillerais la nuit. Le nom est exclusif. CitoyenDebout, par exemple aurait été plus inclusif.
    Il faut se chercher, se trouver. Tout ne réussit pas du premier coup.

    Je m’intéresse tout particulièrement au féminisme, déjà parce que je suis une femme et parce que des féminismes actuels m’effraient un peu et tout particulièrement le « féminisme blanc ».
    Je n’ai rien contre l’existence d’une commission féministe. Pourquoi pas. Je trouve que le féminisme est le féminin du machisme. Je préfère opter pour l’humanisme.
    Oui, effectivement, nous sommes encore loin d’une égalité femmes/hommes (pour les salaires, notamment). Il y a encore beaucoup de chemins à faire, mais nous sommes sur la bonne voie.
    Mais les hommes subissent aussi des oppressions. L’espérance de vie des hommes est de 6-7 ans plus courte que celle de la femme. Les hommes ont deux fois plus de cancers que les femmes. Ben, oui, ce sont eux qui se tapent plus de risques professionnels (amiante, pesticides, produits chimiques, travaux de force) que les femmes.
    Les hommes auraient légitimement aussi le droit d’avoir leur commission pour améliorer leur sort vers une égalité femmes/hommes.
    Je vous avoue avoir des difficultés avec la commission féministes non mixtes. Bien sûr, que j’entends que des femmes ayant subit des violences sexuelles aient besoin d’une certaine intimité. En fait, je ne comprends pas pourquoi le féminisme s’accaparerait les « les traumatismes des violences sexuelles ». Les personnes traumatisées seraient mieux pris en compte par des vrais professionnels et voire en respectant la non mixité si c’est nécessaire, en privé et pas sur une place publique. Je tiens à rappeler que les victimes de violence sexuelle peuvent aussi être des hommes et qu’ils ont eux aussi besoin d’aide.
    Ceci dit, j’ai trouvé la description des hommes dans ce texte horrible. Nous ne devons pas fréquenter le même type d’hommes. Bien sûr qu’il y a des brebis galeuses, comme chez les femmes. Mais ce n’est pas la majorité et il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac.

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  27. Aqueuse dit :

    C’est facile de dénoncer UNE injustice, mais ça ne sert à rien, car on ne peut pas atteindre la cause profonde de cette injustice et la terrasser. Ça je l’ai compris quand après des années à être exposée à un féminisme duquelle je me sentais de plus en plus proche, j’ai tourné mon regard vers la situation des enfants. Même combat.

    À Nuit Debout, il y a beaucoup de bisounours enragés qui veulent faire bouger les choses, mais ils sont trop focalisés sur LEUR lutte, au lieu de descendre de leur pied d’estale et de regarder vers les autres. Pourtant s’ils le faisaient, ils comprendraient tant de choses essentielles. Ils pourraient cerner les véritables ennemis, tapis bien au chaud dans nos têtes et dans celles de nos aïeux depuis des millénaires. Et alors, on pourrait arriver à un plan d’action efficace, qui transformerait la lutte en victoire.

    Féminisme, âgisme, anti-spécisme, écologie, lutte pour la démocratie, pour l’égalité sociale, toujours les mêmes racines, toujours le même traitement : un changement radical de société. Assurer la parité hommes/femmes est une farce. La société a été créée par les hommes. Y demander le droit d’entrer, c’est toujours une humiliation et une perte. Assurer le respect des droits des enfants, c’est absurde dans une société qui a passé la moitié de son existence a en chasser les enfants. Lutter contre le meurtre animale, c’est une lutte aveugle dans une société bâtie sur l’esclavage animal.

    Esclavage animal, esclavage féminin, esclavage infantile, esclavage social …. Il faut refuser d’intégrer cette société que nous n’avons pas bâti et en créer une autre, bâti de nos mains et où nous utiliserons le seul remède véritablement efficace pour empecher à l’homme blanc de cinquante ans de nous voler nos droits : une vigilance constante et un NON quotidien.

    Si vous trouvez ça absurde, c’est que vous êtes encore inconscient du piège dans lequel vous êtes nés. Pour ça, je compte sur Nuit Debout pour vous réveiller, à défaut de vous sortir de là. Ne restez pas dans votre comission favorite, changez en encore et encore et cherchez les points communs. La convergence des luttes, faites là pour de vrai.

    Merci

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  28. Aqueuse dit :

    Ah oui, et correction de langage importante (beaucoup de pièges sont placés dans les mots que nous choisissons sans y penser) : ce n’est pas une femme qui a été violée à Nuit Debout, c’est un homme qui a violé une femme. C’est LUI le coupable, celui qu’on doit chercher du regard, marquer à vie d’une tâche indélébile et punir comme il se doit, celui qui doit être dégradé et se racheter par une meilleure conduite et des remords.

    Ne dites plus jamais qu’une femme a été violée. Remettez le projecteur là où il se doit. Vous ferez beaucoup plus avancer la cause des femmes que vous l’imaginez.

    (oh et le point dans votre logo, il ne devrait pas être entouré d’un cercle si vous voulez qu’il soit efficace, mettez le plutôt au bout de la croix, ou transformez le cercle en poing carrément 😉 )

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  29. oO dit :

    ça a l’air d’une belle assemblée de beaufs et de relous votre truc

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  30. Tarass Boulba dit :

    Je suis 100% d’accord avec ce texte, mais il m’a fallu 10 ans pour comprendre ces choses.
    J’ai condamné les réunions non-mixte au principe qu’il fallait se battre contre les lieux/institutions réservées aux hommes puis y obtenir un respect égal pour les femmes et que, dans ce contexte, créer des zones non mixte féminin me paraissait aberrants. Sauf qu’avant que les femmes soient réellement traité de façon égalitaire dans les réunions mixtes ils se passera plusieurs générations. Lles femmes d’aujourd’hui ont besoin de se retrouver, s’exprimer et réfléchir ensembles (pas seulement entre copines). Comme dit LM la non mixité est un moyen pas un but en soi, j’ajouterai lié au contexte d’oppression.
    Comme certains des commentateurs masculins, j’ai chouiné pendant des années : mais pourquoi on me crit dessus alors que je suis gentil, je fais des efforts et je lis Crêpe Gfeorgette ? Pourquoi les féministes ne s’en prenne pas au vilain là en face ? D’abord parce que le vilain en face n’écoutera pas le dicours féministe sauf s’il est relayé par des hommes (je sents que je vais me faire copains en écrivant ça). Mais surtout, au fond, je sais qu’on ne peut pas me faire vraiment confiance pour, comme dit plus haut, ne pas regarder les seins d’une intervenante pendant qu’elle parle, mettre un coup de pression sur ma compagne pour coucher avec elle en mode « tu es tellement belle, j’ai tellement enje de toi » alors que je sais qu’elle n’en a pas envie. Alors que les féministes s’en prennent d’abord aux « gentils » autoproclamés, c’est le plus efficace : puisqu’il faut bien commencer par un groupe autant commencé par ceux qui prétendent écouter, surtout quand chez eux aussi il y a du boulot. Et à eux, (à moi) c’est pas les encouragements en mode « c’est bien mon gros lapin » qui vont suffire. C’est tellement tentant, quand on a le pouvoir, de s’en servir.

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  31. Saphores dit :

    Savez-vous que c’est comme ça que le MLF a débuté ? Dans les réu en 1968 les mecs avaient le même comportement que certains de Nuits Debout . Mes souvenirs des manif de 68, c’est surtout des mains aux fesses , des mecs bourrés et collants …..Enfin, tout ce que vous dites .
    Pour les vieilles comme moi (72 ans), c’est un peu flippant mais pas trop, parce que des décennies de féminisme sont passées par là et que maintenant vous/ nous les femmes (pas toutes, je sais !) avez les idées claires. Il y a aussi ,maintenant, quelques mecs qui « savent » !Qui sont lucides sur la situation f/h .
    Nous avons beaucoup amélioré la situation de tous les humains depuis les années 60.Continuons en non – mixité, c’est là que nous trouvons nos forces et c’est ainsi que nous gardons notre énergie.
    Les hommes peuvent faire des réunions non-mixte pour réfléchir à leurs attitudes et paroles sexistes, partriarquistes ( j’invente !) , machistes . Les hommes un peu plus avancés les aideront à évoluer !
    Mille fois merci pour certains très beaux textes !
    Saphores

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